THE MUSIC MACHINE www.bonniwellmusicmachine.com
Par Nicolas Ungemuth. Merci à Rock'n'Folk !
Dans le garage, il y a de tout. Des poètes, des agriculteurs, des
disciplinés, des cancres. Des créateurs, des tâcherons, des élégants et des
bouseux. Les Music Machine n'avaient pas plus de talent que, au hasard, les
Count Five, mais une chose est sûre : ce sont eux qui avaient le plus de
classe...
Ils étaient tous en noir, comme des Vince Taylor avec le faciès honteux de
Sonny Bono. Cheveux teints en noir, coupe à la Keith Relf, col roulé noir
avec médaillon par-dessus, et chacun, un seul gant noir... Les Music
Machine, de Los Angeles, étaient des cas.
Emmenés par un pur abruti épris -c'est vrai ! - d'astrologie comme la cliente de Mitterrand, un nommé Sean Bonniwell, le groupe comptait en son sein tout noir Mark Landon à la
guitare, Keith Olson à la basse, Ron Edgar (ce nom !) à la batterie, et Doug
Rhodes à l'orgue Vox Continental... Pourquoi les Music Machine plutôt qu'un
autre, ce mois-ci ? Parce qu'en plus de leur accoutrement princier et de la
pochette de leur unique album "Turn On The Music Machine" (1967), ces
cavemen californiens sont responsables de l'un des plus grands classiques garage : "Talk Talk", ses interjections malsaines, son orgue mineur quasi gothique, la voix d'outre-tombe de Bonniwell, tout y est parfait.
Le groupe,
lui, a connu la trajectoire habituelle des garagistes : 15 minutes de
gloire, un mauvais management, et un leader qui part en apnée trop vite.
Cette bande de gros nez super chics - pour trouver mieux, il faut aller en
Angleterre, du côté des John's Children qui, eux, étaient tout en blanc, ce
qui était plus novateur - a donc tout raté. C'est pour ça qu'on les aime,
comme tous leurs collègues. Mais les Music Machine ont un côté sacré, avec
la connexion Curt Boettcher, le sorcier malade des studios, le Brian Wilson
méconnu... Bonniwell et Ron Edgar venaient des Goldebriars, le premier combo
de Boettcher... Doug Rhodes sortait des Wayfairers et se souvient avoir vu
la Vierge lors d'un concert des Yardbirds avec Jeff Beck au Hullabaloo de
Los Angeles. Selon lui, le groupe de Keith Relf lévitait tellement bien
qu'il jouait "du jazz"... En 1966, les Music Machine étaient au complet et
enregistraient en une demi-heure "Come On In" et ce fameux "Talk Talk"
totalement bizarre, avec sa structure syncopée et ses à-coups brutaux... Les
répétitions avaient lieu dans un vrai garage, celui de Keith Olsen. Peu de
temps après, le premier album est mis en boîte en "dix heures", sous la
direction du producteur Paul Buff. Le contenu est typique d'un groupe garage
de l'époque : à côté des quelques compositions originales, une tonne de
reprises dont l'habituel morceau des Beatles (en l'occurrence "Taxman"),
"See See Rider", "96 Tears", mais également une version lente et pré-Nick
Cave de "Hey Joe", déjà popularisé en tempo rapide par les Californiens des
Leaves, particulièrement menaçante... Sauf que les deux stars de l'album
étaient "Talk Talk" et "The People In Me", singles qui allaient atteindre
respectivement les n° 15 et 66 du Billboard... Une gloire que peu de groupes
garage ont connue. Mais déjà, Bonniwell commence à dérailler. Le groupe qui
gagne trois francs six sous, entame des tournées chaotiques sans la moindre
logique géographique, les uns en bus Volkswagen, Bonniwell en Cadillac.
Rapidement, tout le monde estime que le leader est manifestement taré, et
c'en est fini du personnel originel de Music Machine. Keith Olsen, Ron Edgar
et Doug Rhodes filent travailler avec Curt Boettcher pour l'excellent projet
Sagittarius (voir pages Rééditions) tandis que Bonniwell allait sortir sous
le nom de Bonniwell Music Machine les enregistrements post-"Turn On" de son
groupe. Après des années de comportement bizarre, ce leader cintré a monté,
dans les années 80, Heaven Sent, groupe de rock chrétien, et publié un livre
"Beyond The Garage" - la pochette, un dessin hideux, représente Moïse, les
Tables de la Loi brandies, façon heroic fantasy - dans lequel il raconterait
toute la vérité, sa vérité, sur la scène de l'époque, tout en déployant un
vocabulaire mystique de quincaillerie digne du meilleur Raël... Personne ici
n'a eu le courage de le lire... Mais pour ce "Talk Talk", phénoménal,
Bonniwell et ses boniments sont largement pardonnés...
Rééditions CD : "Turn On" (Repertoire ), "The Best Of The Music Machine"
(Rhino), "Beyond The Garage" (Sundazed), soit l'original de "Bonniwell Music
Machine"
THE FACEFUL www.thefaceful.com
Punk? Garage? Power Pop? Hard Rock? NO!!!!
We play JUST R’N’R!!!!!!!!
Le groupe se compose de:
Sawa (Guitare)
My-You-Ko(Chant)
Morissey(Basse)
Gucci(Batterie)
Les Faceful se sont formés en Juillet 1998 à Tokyo. Après beaucoup de concerts dans leur pays, ils se lancent en Janvier 2000 dans une tournée en Australie et enregistrent leur premier EP “Flag is up” pour Corduroy Records, le célèbre label de Melbourne. Ils tournent également en Nouvelle-Zélande avec leurs grands amis The D4.
En Décembre 2000 sort, toujours sur Corduroy, un split EP avec leurs amis australiens de Shutdown 66 dans lequel les Faceful rendent hommage au chanteur du célèbre groupe garage punk japonais Teengenerate avec le titre “Fink is king”. Le premier album des Faceful sort sur M-Records en Mai 2001.
En Août 2002, le groupe s’embarque de nouveau dans une tournée australienne durant laquelle ils joueront notamment avec le mythique groupe new-yorkais The Dictators. Un an plus tard, The Facul enflamme la Finlande lors d’une tournée mémorable.
En Juin 2004 ils participent à un titre de la compile “Nitro Franken Panic!!! Reloaded Kill Kill” avec le titre “No No No”.
En Novembre 2004, ils joueront au célèbre festival espagnol “Wild Week End” aux côtés de groupes prestigieux comme The Monks ou Music Machine.